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Mme Follette surfe sur la Google Wave

Posted in Internet, Social by ths1104 on 05/10/2009

Mme Follette [1] joue depuis le 30 septembre 2009 dans le bac à sable de Google Wave, projet visant à unifier les communications entre Facebook, Gmail, Gtalk, Wikipédia, Twitter, Google Docs, Blogs, etc. La nouvelle plateforme de Google permettra ainsi aux utilisateur de contrôler toute leur vie numérique dans une seule fenêtre de leur navigateur et ceci en temps réel.

Google Wave, Copyright Google Wave

Google Wave, Copyright Google Wave

Les frères Rasmussen, créateurs de Google Maps, sont à la base de ce nouveau concept :

” Dans Google Wave, vous créez une vague et y ajoutez des personnes. Quiconque sur la vague peut utiliser du texte, des photos, des gadgets, et même des flux d’autres sources sur le Web. Il peuvent répondre ou éditer la vague directement. […] Vous voyez presqu’instantanément sur votre écran ce que vos collaborateurs saisissent dans votre vague. Cela signifie que Google Wave est aussi bien adapté pour les messages instantanés que pour le contenu persistant; il permet à la fois la collaboration et la communication. Vous pouvez même rembobiner la vague et voir comment elle évolue

Les spécialistes sont plutôt enthousiastes [2] car GW est open source, s’appuie sur des standards bien définis (HTML5) et propose des APIs ouvertes.

Que permet concrêtement GW?

  • GW fonctionne comme une conversation mail ou MSN dans laquelle on pourrait éditer non seulement ses messages mais aussi les messages des autres participants de la vague. On peut donc corriger une information, ajouter une information et réorganiser la conversation en temps réel. Une option replay permet de rembobiner la conversation pour visualiser son évolution caractère par caractère.
  • Les vagues constituent donc des mini-réseaux sociaux dans le sens où elle permettent l’interaction en temps réel de plusieurs utilisateurs ; on devrait pouvoir en tirer profit de pour créer de nouveaux services et jeux.
  • Dans une vague, on pourra ajouter des personnes mais également des robots. Ceci peuvent fournir automatiquement des informations provenants d’autres sources comme des flux RSS ou effectuer des fonctions complexes comme corriger/traduire en temps réel les posts.
  • Le partage de fichier sera simplifié : un simple glisser-déposer permet d’inclure un fichier depuis le bureau à une vague et ainsi de le partager avec ses contacts. Les images sont organisées sous forme d’albums, les vidéos peuvent être lues dans la vague… GW apparaît comme un véritable outil de management de projet et de partage de fichier.

À noter que les iGoogle et OpenSocial gadgets peuvent être intégrés dans une vague qui peut elle-même être intégrée dans n’importe quel site ou blog. Google adopte ainsi la même stratégie que Facebook, proposant une plateforme puis laissant d’autres programmeurs développer des applications.

À terme, avec un peu/beaucoup/à la folie de travail encore, GW pourrait, grâce à sa flexibilité, permettre la très attendue interconnexion des réseaux sociaux !

Il va falloir encore patienter quelques mois pour que Google Wave soit accessible à tous. Apparement Mme Follette ne semble pas pressée de sortir de son bac à sable…

Notes

  1. Mr Bing n’a pas été invité en tant que testeur… 😉
  2. Post de David Larlet sur BioloGeek
  3. Post de Ben Parr sur mashable
  4. Protocole de Google Wave
  5. Recevoir une invitation pour jouer dans le bac à sable

La demi-poule et l’oeuf

Posted in Automatism, Internet, Mathematics by ths1104 on 02/10/2009

En rangeant mes vieux classeurs, je suis tombé sur mon premier exercice de math sup :

Une poule et demi pond un oeuf et demi en un jour et demi. Combien 12 poules pondent-elles d’oeufs en 12 jours? [1]

Question bête… J’en ai une autre : À quoi servent les maths ? Non parce que bon… il faudrait m’expliquer comment une demi-poule arrive à pondre. Et puis d’abord qui pond le demi-oeuf ? La poule entière ou la demi-poule ?

Comment une demie poule peut-elle pondre?, Copyright Nicole Fodale [3]

Comment une demi-poule peut-elle pondre?, Copyright Nicole Fodale

Néanmoins, après quelques semaines de math intensif, on ne se pose plus ce genre de question… rien ne nous étonne, ni les sacs à dos fractionnaires, ni les coiffures de boule à n dimensions. Puis en Ecole d’ingénieur, c’est le retour à la réalité, la révélation ! Et oui le théorème de Perron-Frobenius et les matrices compagnons, en fait, ça sert à quelque chose ! Ah?

Le théorème de Perron-Frobenius permet par exemple à Google de trier intelligemment les résultats d’une recherche du plus pertinent au moins pertinent. Je vous renvoie ici à l’article de Michael Eisermann : Comment Google classe les pages web.

Les matrices compagnons sont quant à elles utilisées en automatisme. Elles apparaissent naturellement lorsque l’on cherche à agir sur les valeurs propres d’un système pour imposer une dynamique d’évolution. On arrive alors à contrôler des systèmes complexes et instables pour certains fonctionnements, comme ce pendule inversé :

Par contre, je ne sais pas si mon coiffeur est content de savoir qu’il ne pourra jamais coiffer une boule de 5 dimensions sans lui faire d’épi à moins que celle-ci ait de la calvitie [2]…

Notes

  1. Réponse : 96 oeufs. Triviâl ! (gloussement démoniaque)
  2. Théorème de la boule chevelue
  3. Image de la demi-poule modifiée à partir du travail de Nicole Fodale

Parking assisté

Posted in Electronics by ths1104 on 01/10/2009

Les parkings souterrains se modernisent. Des panneaux lumineux “intelligents” et des témoins de couleur aident maintenant les clients à trouver une place.  Rouge pour les places occupées, vert pour les places libres ou encore bleu pour les places reservées aux handicapés. Chaque place est équipée d’un détecteur ultrasons qui transmet ses informations à un ordinateur central chargé d’actualiser les panneaux et les témoins afin de distribuer les voitures à travers le parking, améliorant ainsi le temps de recherche d’une place libre, et réduisant les embouteillages et les accidents.

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Panneaux lumineux, Copyright Penn Properties

Le résultat est impressionant :  les panneaux lumineux guident le véhicules en lui indiquant le nombre de places libre dans chaque zone, puis grâce aux témoins au dessus de chaque place de parking, un clin d’oeil suffit pour en trouver une de libre. Avec un tel système, le temps moyen de recherche d’une place libre diminuerait de 65% [1] !

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Témoins de couleur, Copyrigth Intelligent Parking

De nombreuses installations ont déjà été réalisées en Asie, notamment à Singapour, dans des parkings de plusieurs milliers de places. A 40$ pièce [5] pour le détecteur et 5$ pièce pour le témoins, l’installation coûte déjà 45000$ pour un parking de 1000 places, auquels il faut rajouter le prix des panneaux, du logiciel, de l’installation du réseau, etc. Cher!

L’argument écologique n’est pas oublié : ces systèmes aident à réduire les émissions de gaz et diminuent la consommation d’essence. À noter cependant qu’un détecteur seul consomme 360mW [5], ce qui équivaut à la consommation de 18 ampoules économiques de 20W pour un parking de 1000 places.

Détecteur ultrason, Copyright Keytop

Détecteur ultrason, Copyright Keytop

Pour les parking publics extérieurs, des magnétomètre implantés dans la chaussée reliés à l’ordinateur par réseau sans fil sont utilisés à la place des détecteurs ultrasons. À quand l’implantation de cette technologie en ville et le développement d’une application GPS qui guiderait chaque véhicule vers la place libre la plus proche?

Références

  1. A. Marma, M. Žilys, D. Eidukas, A. Valinevičius, Electronic parking control systems, Department of Electronics Engineering, Kaunas University of Technology.
  2. Article de Stewart Penn
  3. Site internet de Intelligent Parking
  4. US Patent 6917307
  5. Fiche produit détecteur parking
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