ths1104

Moi quand j’serai grand, j’serai open scientist !

Posted in Open Science by ths1104 on 08/08/2010

Moi… quand j’serai grand, j’serai “open scientist”. Je travaillerai très dur pour obtenir plein plein plein de jolies datas et écrire de bons papers. Et après je mettrai en libre accès tout mon travail pour que d’autres puissent l’améliorer et s’en servir pour construire un monde meilleur.

L’Open Knowledge Foundation travaille actuellement sur la définition d’ “Open Scientist” [1].  Le but n’est pas de développer quelque chose de super formel et contraignant mais plutôt quelque chose de souple qui reflète les intentions de ceux qui voudraient voir la Science se développer plus ouvertement, à la façon de l’open source en informatique. Un guide de conduite pour apprenti open chercheur en somme…

Parmis les idées récurrentes, on retrouve bien sûr :

  • Publier dans les open access journal.
  • Partager ses datas sous des licenses appropriés.
  • Rendre ses process (code, spécifications du hardware, etc) disponibles via open access repositories.
  • Tenir un open lab book.

Un peu plus surprenant peut être, on voit les idées suivantes émerger :

  • S’assurer que ses résultats sont disponible à ceux qu’ils affectent le plus.
  • Publier les résultats négatifs ou peu concluants.
  • Utiliser des programmes open source lorsque c’est possible.
  • Citer de façon explicite tout document lié, incluant les documents non-traditionnel tels que les posts de blog.

Globalement l’idée me paraît bonne mais la mise en pratique plus difficile. Comment faire pour traduire des résultats concernant le Japon sans maîtriser le japonais ? Sous quel format publier des résultats peu concluant et prêtant à interprétations ? Pourquoi devrais-je abandonner mon Matlab pour quelque chose de moins performant alors que mon but est d’être le plus efficace possible ? Comment gérer les documents non-traditionnels qui sont la plupart du temps non archivés ?

Notes

  1. Le draft est consultable et éditable par tous via EtherPad ici.

2 Responses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Daniel Mietchen said, on 16/08/2010 at 11:45

    Juste quelques idées concernant les questions que tu as posées à la fin:
    “Comment faire pour traduire des résultats concernant le Japon sans maîtriser le japonais ?”

    Je pense qu’il s’agit, tout d’abord, de rendre ses processus ouverts pour ceux qui savent s’en servir. Il n’est donc pas nécessaire de traduire tous les “résultats concernant le Japon” pour les spécialistes de la matière, sauf que s’ils “affectent” beaucoup de monde.

    “Sous quel format publier des résultats peu concluant et prêtant à interprétations ?”
    C’est automatique si on a un “Open Notebook”, p. ex. sur http://openwetware.org/ .

    “Pourquoi devrais-je abandonner mon Matlab pour quelque chose de moins performant alors que mon but est d’être le plus efficace possible ?”
    Même parmi les spécialistes, tous le monde n’a pas accès au MatLab, et ceux qui ne l’ont pas ne peuvent donc reproduire tes résultats.

    “Comment gérer les documents non-traditionnels qui sont la plupart du temps non archivés ?”
    Il y a http://webcitation.org/ pour archiver des pages web de n’importe quelle provenance.
    Suffit de copier-coller les liens obtenus de telle manière dans l’Open Notebook.

  2. Open black box « ths1104 said, on 31/10/2010 at 07:03

    […] available when publishing a paper. In the meantime, you can act, you can choose to be an Open Scientist. […]


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: